jeudi 2 septembre 2010

Mot du Ministre des domaines et des affaires foncières sur l'obtention du titre foncier au Cameroun

Le constat est établi que le titre foncier a perdu de sa valeur de document fiable, bancable, support de toutes les transactions économiques sérieuses qu’on lui a toujours reconnu. L’une des raisons avancées est que la corruption a envahi et gangréné le secteur des Affaires Foncières, générant des usagers découragés, des procédures bafouées, des documents tripatouillés.

Pour lutter contre ce fléau tout en permettant aux camerounais d’accéder rapidement et surement à la propriété financière, le chef de l’Etat Paul Biya a engagé des reformes le 16 décembre 2005, visant à simplifier et raccourcir les procédures d’obtention du titre foncier.

Le ministre des domaines et des affaires foncières chargé de conduire la politique foncière, domaniale et cadastre du pays, a entrepris d’assainir ce secteur afin de redonner son poids et son authenticité au titre foncier, et le ramener dans le giron des documents hypothécaires sûrs, susceptibles d’aider les camerounais à améliorer leurs conditions de vie à travers l'investissement.

Après la mise sur pied d’une plateforme de bonne conduite le 18 janvier 2008 élaborée et signée de tous les responsables du MINDAF pour abandonner les pratiques de corruption et d’arnaque, le ministère passe à une autre phase qui est la sensibilisation et l’information des usagers.

En effet, une des causes de la corruption recensées par un rapport de l’inspection générale est l’ignorance des usagers, qui favorise leur arnaque par les agents véreux. A quoi faut-il s’attendre dans nos services, combien faut-il débourser, à qui faut-il verser cet argent, combien de temps s’écoule-t-il avant d’exiger son titre foncier, quelles sont les procédures, autant d’informations que doit posséder l’usager.

Ce document que nous avons voulu gratuit et de format réduit pour qu’il soit toujours à portée de main, répond à cet objectif. Nous voulons que sa distribution soit la pus large possible, pour que camerounais et étrangers en prise aux procédures des affaires foncières sachent de quoi elles retournent. Cela, nous l’espérons, contribuera à diminuer l’arnaque et la corruption, consolider notre marche vers l’assainissement du climat des affaires et la relance de la croissance.
Cette grande distribution était malheureusement difficile à assurer avec les modestes ressources étatiques. D’où l’appui sollicité de partenaires citoyens. Nous ferons mieux à l’avenir. En attendant, servez-vous et servez votre voisin. Il est peut-être plus concerné que vous.

Pascal ANONG ADIBIME
Ministre des domaines et des affaires foncières

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